5ièmes rencontres autour du thé puerh 2016

La terre, le geste...

Le thé, c'est tout d'abord la terre, le terroir. Ce terroir lui permet d'exister et dessine, avant même que les premiers bourgeons n'apparaissent sur les branches, la future personnalité du thé. Cette terre du puerh (Pu Er tea) est particulièrement riche, complexe et variée. En marge de la Chine et des grands thés Chinois, elle s'étend de l’État Shan, dans le Nord de la Birmanie, au Nord du Viet-Nam, en passant bien entendu par le Yunnan, mais aussi des pans du Laos et de la Thaïlande. Véritable berceau du thé, c'est dans cette terre que sont apparus les premiers théiers et que l'homme en a découvert les feuilles voilà plusieurs milliers d'années. C'est dans cette même terre que bien plus tard est apparu ce que les chinois appelleront « thé puerh », un thé premier, plein de mystère. Un thé connu de nombreux peuples autour du triangle d'or où il est produit, un thé qui depuis plusieurs centaines d'années a voyagé, au Tibet, à Hong-Kong, en Malaisie ou encore à Taïwan et que l'on commence à peine à découvrir en Occident…

Mais le thé c'est aussi, et peut-être surtout, le geste. C'est par celui-ci, par sa maîtrise, par la tradition et le savoir-faire, que de la terre, puis de la feuille fraîche sur l'arbre, naîtra le thé, ce précieux breuvage qui ne cesse depuis des siècles de fasciner l'homme. Du premier geste, grimper dans l'arbre pour atteindre et choisir les plus belles feuilles, au dernier qui consiste à infuser et à servir avec maîtrise la feuille de thé, en passant bien entendu par toutes les étapes de transformation de ces feuilles, chaque mouvement est crucial, sculpte le caractère du thé, et lui permet de s'exprimer.

C'est de cette dualité primordiale, entre terre et geste, que naissent les grands thés. Sans la terre, le geste est vain. Sans le geste, le potentiel de la terre restera muet. Terre et geste sont ainsi au cœur des préoccupations de l'homme du thé, que ce soit le paysans au milieu des montagnes ou celui qui bien loin de là en infusera les feuilles. Mais ces deux mots parlent aussi tout particulièrement à celui qui, dans l'ombre, rend l'infusion du thé possible : le potier.

Tel le luthier pour le musicien, le potier est l'ami complice et inséparable de l'homme du thé. C'est de la terre et de ses gestes maîtrisés que naissent les outils qui touchent en dernier les feuilles de thé, et au contact desquels elles s'exprimeront. Bien qu'il ne manipule pas directement ces feuilles, le potier a une grande responsabilité et une influence décisive sur le contenu de la tasse de thé. Au-delà de la fabrication d'outils, il façonne les gestes futurs de l'amateur, le rapport que celui-ci aura au thé et la manière dont les feuilles parleront par le biais de la terre.

Le potier, et son rapport intime à la terre et au geste, aura donc naturellement une place toute particulière dans ces 5ièmes rencontres autour du thé puerh. Seront notamment présents pour des événements uniques six potiers européens de renommée internationale : David Louveau, Emmanuel Alexia, Laetitia Pineda, Andrzej Bero, Paulo Alves et Mathilde Rousseau. Six potiers qui, chacun à leur manière ont fait le choix de se spécialiser dans la poterie du thé et de mettre leur savoir, leurs gestes et leur âme au profit du thé.


Téléchargez le: programme complet des rencontres.


Les plus beaux moments des rencontres en images:
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Rendez vous en 2018 pour les prochaines Rencontres autour du thé puerh!
(D'ici là, d'autres événements seront annoncés sur cette page)


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